Les chemins de l'exode
Juste un caillou noir dans une plaine hostile
une femme est assise, l'enfant sur ses genoux
son visage a cent ans, de soif et de morsures
des feux du soleil et des aiguilles du vent.
Des mondes rugissant aux frontières du désert
les hommes sont venus d'une terre lointaine.
Irrémédiablement ils fuient la fureur du néant
et leurs ombres vacillent dans la lutte sauvage.
L'enfant a les yeux sombres comme ceux de ses pairs
ils ont cette douleur de la peur qui consume
et l'écho des souffrances glisse sur le temps.
Depuis longtemps la pierre a avalé ses larmes.
Juste un caillou noir brûlé par les enfers
elle reste là assise, ignorée des étoiles
à la recherche encore des lueurs disparues.
Dans les yeux de l'enfant, l'étendue de son âme.
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